Les voyages de l'Arcadia

2970. Alors que la coalition Gaia tente de préserver la Terre, un vaisseau refuse de se soumettre à son autorité, et fonde alors la résistance. Forum de Rôle Play (rpg) sur l'Univers d'Albator. Venez écrire avec nous !
 
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 Confinement exigé

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Welsemoy
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MessageSujet: Confinement exigé   Lun 26 Mai - 22:56

[HRP : Je ne savais pas trop où le mettre mais je me suis dis que la capsule d'animation suspendue avait pu être transférée au service médical/militaire de la Coalition après avoir été attiré par la gravité marsienne ou récupéré par un vaisseau. Comme cela t'arrange et sinon on pourra déplacer le sujet.]

Welsemoy avait longtemps dérivé dans l'espace. A vrai dire elle en gardait la sensation d'un très long rêve. Le genre de songe où l'on n'en gardait que l'envie de se recoucher pour le poursuivre encore un peu. Ses fonctions en sommeil lui semblaient avoir brutalement été tirées de leur léthargie, comme si un violent choc électrique avait traversé son anatomie. La lumière, d'abord, l'avait forcée à quitter cet état stationnaire. Puis l'air aseptisé qui emplit ses poumons, comme pour la première fois, lui arracha une plainte d'outre-tombe. Elle sentit ses muscles ankylosés protester fortement contre l'arc que dessina son dos dans ce retour à la vie puis le spasme du premier souffle s'apaisa au fur et à mesure que le brouillard noyant ses sens se dissipait.

Aveuglée par les néons d'une pièce inconnue à la blancheur éclatante, Welsemoy s'était perdue. Où était-elle ? Son ouïe et son odorat trop fins de n'avoir été sollicités durant ces derniers mois – ou était-ce des années ? - captaient mille et unes informations que son cerveau d'une incroyable lenteur ne parvenait pas à traiter. Pourquoi son crâne paraissait-il aussi vide ? Que s'était-il passé ? Trop de questions restant sans réponses. Sa vie confuse défilait devant ses yeux et pourtant elle n'en imprimait pas un seul fragment. Trop d'événements d'un coup. Enfin ses yeux s'habituèrent à la luminosité et un son plus audible lui parvint. La Rakkuen grogna devant les ombres encore floues qu'elle voyait penchées sur elle et tenta d'identifier des phrases cohérentes au milieu des éclats de voix.

Un « bip » presque familier traversa les brumes de son esprit. Des médecins ? Encore ? Coalition ! Ce mot s'imposa à elle et lui tordit le ventre de façon inexplicable. Welsemoy se tordit pour s'arracher aux entraves la retenant à sa table d'examen. Les cris qui s'ensuivirent lui vrillèrent les tympans et ne firent qu'aggraver la situation. Son rythme cardiaque déjà élevé s'accéléra et s'emballa de plus belle quand une seringue l'approcha. Dans un moment de pure panique, l'Alien brisa ses liens.

Le choc du carrelage froid sous son poids lui arracha un gémissement. Elle se rétablit prestement et plissa les yeux devant ce trop plein de lumière. Les humains se mouvant à ses côtés étaient handicapés par des combinaisons de décontamination. Mise en quarantaine ? Son nez la guida vers la sortie.Il n'y aurait pas eu cette bête et heureuse circonstance de protocole, Welsemoy aurait vite été rattrapée.

Un son strident eut pour conséquence de la faire se recroqueviller contre un mur en se protégeant les oreilles de ses mains gantées. Une lumière rouge remplaça la clarté des néons et soulagea ses pupilles. La Rakkuen se détendit et se releva dans un mouvement souple. Ses capacités semblaient se rétablir, une à une, mais la confusion régnait encore dans son esprit.

Toute de noir vêtue, arborant avec une certaine classe sauvage une combinaison de cuir de très bonne qualité, Welsemoy humait l'air. Son reflet lui fut en parti renvoyé par les vitres longeant chaque couloir mais elle ne s'y attarda pas. Pourtant elle y aurait vu un joli brin de femme, à la repousse blanche et franche, aux yeux dorés d'une infinie mysticité et au visage plus déterminé que celui des anciennes statues de la déesse Athéna. A sa poitrine, son grade, à sa ceinture, les emblèmes de son ancien vaisseau : le Neo-Génésis. Si seulement elle arrivait à mettre de l'ordre dans ses souvenirs.

Son flair et son ouïe lui permirent d'éviter la plupart des gardes... Mais les ventilations lui jouèrent des tours et elle eut à affronter un trinôme. L'odeur du métal raviva des souvenirs et un mal de crâne lui retourna la tête. Elle grogna. Ses traits se figèrent et c'est dans le plus pur style animal qu'elle se jeta sur les trois soldats. La Rakkuen continua sa course. L'alarme retentissait toujours. Les corps gisaient. Soudain au détour d'un couloir, elle se stoppa devant un homme seul. C'est méfiante qu'elle le détailla et plus encore sur la réserve qu'elle hésita quant au sort à lui réserver.
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Ethan Campbell
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MessageSujet: Re: Confinement exigé   Mar 27 Mai - 18:13

Ethan commençait fermement à se demander si on allait pas bientôt lui confier la charge de la ménagerie de Gaia.
Après la demi-Rakkuen, la vampire, voilà qu’il allait avoir le droit à la Rakkuen pur sang.

Laissant sa main glisser sur les murs du laboratoire, il renifla de dédain. Tous ces aliens le... laissaient perplexes. Gaia était une organisation humaine après tout, pourquoi s’encombrer de toutes ces... bêtes ?
Des espèces de races inférieures dont il n’avait pas grand chose à faire.
Il se demandait encore qui s’était débrouillé pour faire atterrir le dossier sur son bureau. Et quand il avait débarqué chez ses supérieurs, de mauvaise humeur, on l’avait envoyé promener.
«Les ordres viennent d’en haut», qu’ils avaient osé lui dire, ces empotés. À vrai dire, le jeune stratège n’aimait pas prendre en cours une affaire dans laquelle ne trempait aucune de ses magouilles personnelles.

Qu’il le veuille ou pas, il allait devoir... coopérer ? (Le mot lui arrachait une légère grimace) avec cette chose. Et pour quoi ? Pour un pauvre vaisseau pirate.
Le Neo-Genesis avait certes multiplié ses actions de terrorisme ces derniers mois, et la bombe déposée dans le spatio-port principal de Fantine avait fait quelques centaines de morts, mais rien d’alarmant à l’échelles des milliards et milliards de citoyens de Gaia.

Rien en comparaisons des milliards que L’Arcadia faisait perdre chaque année en pillages de réparations. Quel était le prix d’une vie dace à celui d’une caisse d’or ?
Nul.
Ethan haussa les épaules. Monstrueux ? Non, il ne trouvait pas. À l’heure des technologie les plus formantes, on pouvait sous couvert de quelques liasses de billets payer pour qu’on clone soit formé in-vitro. N’importe quel défaut démographique pouvait être comblé dans la journée. Il suffisait de décongeler le nombre approprié d’embryons.
Quel dommage que la loi interdise encore les manipulations génétiques sur lesdits embryons... maudite éthique !

Il poussa machinalement la porte du service, et une petite secrétaire montée sur vingt bons centimètres de talons lui tomba dessus à la seconde.

-Lieutenant Campbell, s’inclina-t-elle, visiblement stressée. Votre combinaison et le sas sont près pour vous.

Le stratège soupira d’agacement, et l’écarta d’une main, manquant la renverser.

-Je viens négocier avec une Rakkuen. Pas assister le service de dératisation.
-Mais... mais, ce n’est pas possible ! Le règlement ! Les contrôles sanitaires ? Et le...

Elle fut coupé par une sonnerie stridente qui lui arracha une couinement ridicule, et les néons du couloirs s’éteignirent brusquement, remplacés par les gyrophares d’alarme rouge.

-C’est votre alarme, ça ? demanda Ethan en haussant un sourcil.
-Mon Dieu ! Il doit y avoir un souci avec la quarantaine ! Lieutenant, vous devez vous mettre en sécurité.
-C’est ça, oui, répondit machinalement Ethan en ouvrant la porte du couloir.

Il parcourut deux coursives blanches avant que l’odeur du sang ne le prenne à la gorge. Le jeune homme souriait plus que de raison, ravi de la tournure des événements. Peu importait la situation à laquelle il allait être confronté, cette dernière s'annonçait un peu plus... amusante que la séance de torture initialement prévue.
La Rakkuen surgit au détour d’un couloir sans qu’il l’ait vue venir, et il dut se faire violence pour ne pas reculer d’un pas.
Immédiatement, et malgré la dangerosité évidente de l’extra-terrestre, il la trouva très belle.

Lui qui s’attendait à être dégouté par cette espèce d’animal fut surpris par sa propre réaction. Si Red lui avait laissé le sentiment amer d’une humaine souillée et impure, la jeune femme devant lui dégageait une aura sauvage et élégante à la fois.
Et cette aura lui donnait une grande beauté, à elle qui assumait son origine et l'exacerbait, au lieu de lâchement la cacher sous une moitié de sang humain.

Il hésita un quart de seconde sur la conduite à tenir, se demandant s’il devait la traiter comme une humaine ou comme un animal.
Mouais. L’envoyer chercher la baballe n’était peut-être pas le meilleur moyen de rester en vie.
On lui avait dit que la jeune femme (il cherchait à se remémorer son nom, mais ne se souvenait que du titre du dossier «la Mutilée») revenait de plusieurs mois dans une capsule intemporelle, il était donc logique qu’elle soit perturbée.

Il décida d’essayer de calmer le jeu. Si cela ne fonctionnait pas, il n’aurait pas beaucoup d’autre choix que de lui faire administrer un autre anesthésiant, avant de finit en rondelle.
Levant les bras pour montrer qu’il n’était pas armé, il articula distinctement, des fois qu’elle parle mal la langue commune, celle dans laquelle il s’exprimait.

-Je ne suis pas un des leurs, d’accord ? Tu te trouves...

Mentionner la coalition d’emblée alors qu’elle était une Rakkuen, autrement dit un peuple sérieusement persécuté, n’était pas une bonne idée.

-... Sur Mars. Personne n’en veut à ta vie, nous t’avons simplement réveillée de la capsule qui t’emprisonnait.

Il fit mine de tendre vers elle une main qui se voulait gentille.

-Est-ce que tu me comprends quand je te parle ?
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Welsemoy
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MessageSujet: Re: Confinement exigé   Mar 27 Mai - 23:50

« Qui vous a autorisé à me tutoyer ? asséna-t-elle d'un ton sec.

Dès l'instant où elle avait capté ses odeurs, la Rakkuen avait sentit ses poils se hérisser. Un grognement lui avait échappé lorsqu'elle l'avait vu lever les mains. Ce genre de soumission typiquement humaine devrait-elle avoir prise sur elle ? Tsss, pathétique ! C'est d'un pas aussi majestueux qu'agile que la jeune femme avait commencé à faire le tour de celui qui se voulait rassurant. Au plus profond de son instinct, de son code génétique, l'Alien savait qu'elle avait affaire à un homme du type dominant. Et il voulait lui faire croire à ses imbécillités.

Welsemoy continua un instant à l'observer sous tous les angles. Réfléchis bien à tes mots, semblaient murmurer son regard alerte. C'est avec vivacité qu'elle repoussa la main tendue et s'immisça dans l'espace vital de l'humain. Elle frôlait presque son corps du sien mais elle ne faisait que guetter la moindre de ses réactions. Aucun être ne saurait faire taire les messages olfactifs donc la Nature l'avait handicapé. La fugitive retint une grimace lorsque l'odeur musquée et profondément alcoolisée d'un parfum lui emplit le nez. Elle en ferait abstraction. Pour l'heure le claquement du dos de sa main contre celle tendue du jeune homme résonnait encore à ses oreilles et un profond sentiment de froide colère animait la flamme qui dansait dans ses yeux d'ambre.

- Mensonge, dit-elle sur un ton grave faisant échos à la détermination lisible dans ses traits.

Pour la Rakkuen, le poids des mots avait une importance. Et de vagues souvenirs commençaient à se rassembler. Parmi les plus anciens, une chasse bien amère lui revint au bord des lèvres. Il y aurait toujours quelqu'un pour en vouloir à sa vie... Ses yeux s'étrécirent à cette pensée sans qu'elle ne bouge d'un cil. C'est volontiers qu'elle conservait cette promiscuité avec l'homme l'intriguant quelque peu. La plupart des humains possédait une gêne face à de tels comportements. Elle croyait même se souvenir du terme « pudeur » pour désigner ce fait. Mais comme nombre des siens, Welsemoy en était dépourvue.

Son éducation de pure Rakkuen avait pris le dessus, comme depuis trop longtemps enterré. Sa mère n'avait pas eu le temps de lui apprendre les arts de la séduction mais chaque nouveau cycle l'y faisait faire quelques pas de plus, inconsciemment. La jeune Alien n'avait nullement conscience en l'état actuel des choses de ce dont elle était capable dans ce domaine et c'est bien malgré elle que sa véritable nature resurgissait. Comme en cet instant, la prédation reprenait ses droits. Bien que ce ne soit pas le but recherché, elle avait cette aura, cet air à la fois dangereux et sauvage qui attirait et séduisait.

L'ambre dorée de ses prunelles se teinta de mystère comme elle choisissait ses mots pour répondre. Son oreille se tendit et elle se tourna vers la source du bruit, aux abois. Tendue, attentive au moindre geste, au moindre souffle. Le pas décrut et elle planta de nouveau son regard indéfinissable dans celui vairon du jeune homme. Tiens ? Cette mutation était courante dans de nombreuses meutes mais plutôt rare chez les humains, non ?

- Combien de temps suis-je restée....emprisonnée ? finit-elle par dire après avoir cherché un terme plus approprié.

D'autres questions se précipitèrent à ses lèvres. Elle ne se souvenait pas ! Pas assez ! La Rakkuen se retint de bouger mais finit par oser exposer ses interrogations. L'agressivité avait une odeur qui n'émanait pas de cet homme aux cheveux blancs.

- Et qui sont ces gens dont vous n'êtes pas ? demanda-t-elle durement avant de préciser sa pensée. Vous faites parti des lieux, monsieur, j'aimerais savoir à qui je m'adresse. »

Son regard sûr était empreint de détermination. Était-il nécessaire de dire qu'elle parlait parfaitement ce langage ? Comment... Elle ne s'en souvenait pas encore. Une nouvelle vague d'épisodes du passé déferla dans son esprit et elle cilla légèrement. Des pas approchaient du couloir.
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Ethan Campbell
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MessageSujet: Re: Confinement exigé   Mer 28 Mai - 11:12

«Je ne vouvoie pas les chiens de ton espèce»

Ethan retint de justesse le commentaire cinglant qui lui brûlait les lèvres. Mais pour qui se prenait elle ? Il était un humain, et elle pouvait bien montrer les crocs, une Rakkuen resterait toujours quelque chose... d’inférieur, tout juste bon à monter la garde devant les entrepôts et à servir de divertissement aux bourgeois aux envies de chasse.
Ethan n’avait jamais participé, même s’il avouait que l’idée lui plaisait. Il avait trop d’ambition et de choses à faire pour perdre du temps à montrer devant les journalistes qu’il avait largement l’argent pour se payer ce genre de luxe.

Et même si la Rakkuen pouvait sentir qu’il mentait comme un arracheur de dent, ce qui n’arrangeait pas du tout son affaire (il allait devoir être honnête, quelle horreur !), il était ravi de voir qu’alien ou pas, les deux jouaient dans la même cour.
Celle de la... séduction.
Le danger de ses premiers instincts semblait écarté pour le moment, et il se sentit immédiatement plus à l’aise de devoir converser avec une humaine, ou au moins quelque chose qui s’en rapprochait, plutôt que d’une bête sauvage.

L’aura de la Rakkuen, dangereusement sauvage, l’attirait plus que ne l’effrayait, et presque machinalement, un sourire enjôleur se peignit sur son visage d’ange. Il se redressa légèrement, dépassant la Rakkuen de quelques centimètres, et du haut de cette faible différence, la toisait comme il l’aurait fait avec une enfant.

-D’après l’historique de la capsule, quatre mois environ. Assez pour perdre la mémoire, au moins en partie, mais tes capacités physiques et intellectuelles devraient être... intacte.

Sa voix restait posée, douce, dangereusement mélodieuse. Il avait toujours aimé cette manière de discuter, de négocier dans un jeu perpétuel qui était celui du chat et de la souris.
Restait à s’imposer comme le chat...

Dans les yeux dorés de la jeune femme, il lisait parfaitement son désarroi quand au passé morcelé qui devait lui revenir, par fragments.
Il n’avait pas eu l’occasion de tester ces capsules, mais avait participé aux phases de test, notamment quand elles avaient été mises au point.
Il s’en souvenait très bien, puisqu’il avait désigné Ethel volontaire pour servir de cobaye, et que sa jeune soeur avait passé deux petits mois «au frais».
Sa voix avait baissé d’un ton lorsqu’il reprit la parole.

-C’est dur, n’est-ce pas ? De ne pas se souvenir... D’avoir la sensation que son passé s’échappe et se dérobe ? Mais moi, je sais. Si tu savais l’épaisseur du dossier que j’ai sur toi, tout ce que moi je sais, mais que tu as oublié...

Il secoua la tête, cherchant ses mots, et reprenant un timbre normal.

-Et pour ton information, non, je ne fais pas partie des lieux. Nous sommes dans les laboratoires de quarantaine, et je n’en ai jamais fait partie. Regarde simplement ma combinaison.

Il fit un geste vers les vêtements qu’il avait revêtu. Chemise, veste, pantalon, civil classique, et rien qui ne le relie à son appartenance militaire.
Sauf que tout sortait des placards de la base, et qu’il devait sentir l’odeur de la coalition à vingt kilomètres à la ronde. Si la Rakkuen connaissait ce parfum, il était grillé de toute façon.
Négliger cette histoire d’odorat était une grosse erreur de sa part.

Les bruits de pas dans le couloir lui parvinrent à son tour, lui tirant une moue agacée. Déjà ? Ces idiots avaient été moins longs a se réorganiser que la dernière fois (celle ou un idiot avait lâché une mutation génétique dans le laboratoire), seraient-ils donc en progrès ?

-Tu dois les avoir entendus avant moi, signala-t-il. Et je ne pense pas qu’ils soient d’accord de te laisser partir comme ça.

Que pouvait-il faire pour ne pas se mettre la jeune femme a dos ? Il avait bien compris que l’interroger sous un scalpel était une mauvaise idée. Mais elle n’était pas régularisée, et n’avait pas de papiers, et il ne voulait pas non plus que cette histoire lui fasse courir le moindre risque.
Il riva ses yeux dans ceux de l’alien.

-Je suis venu pour te chercher, parce que j’ai besoin de toi. Alors même si tu ne rêve que de courir loin d’ici, il faudrait que tu te retiennes et que tu me laisses m’occuper d’eux.
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Welsemoy
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MessageSujet: Re: Confinement exigé   Mer 11 Juin - 14:01

Vexée par la manière dont il avait de la toiser, la Rakkuen se redressa également. Cela eut pour effet de réduire encore la distance séparant leur corps mais, même ainsi, il la dominait de sa hauteur. Pour qui se prenait-il ? Passé les premiers instants de reprise, Welsemoy sentait ses sens s'affiner et retrouver tout leur potentiel. L'odeur de l'humain n'était pas si déplaisante et sa voix aurait eu de quoi charmer un serpent, cependant la Rakkuen ne parvenait pas à se défaire de sa méfiance envers lui.

Ses sourcils blancs se froncèrent. Quatre mois d'inactivité totale ? Que c'était-il passé pendant tout ce temps ? Des flash plus précis d'avant son sommeil lui revenaient mais l'Alien était incapable d'y mettre bon ordre. Elle ferma fortement les yeux, tentant de se rendre hermétique pour se concentrer sur ses lambeaux de vie. La voix plus douce, plus chaude, plus propre à la confidence vint susurrer à ses oreilles et elle avait envie de l'écouter.

Mais une part d'elle, beaucoup plus sauvage, méfiante et farouche, lui intima un mouvement de rejet qui la fit tourner le dos à l'humain. Superbe dans sa dignité bafouée, emprunte d'une colère animale, la Rakkuen montrait presque avec dédain la face postérieure de son anatomie. Elle ne se rappelait pas alors que certains humains avaient un faible pour la chute de reins d'un corps féminin. Pourtant son comportement presque indolent dévoilait au yeux de cet homme un manque, un vide anatomique. Le cuir noir, tendu par ses formes provocatrices, ne laissait apercevoir nulle présence de queue quelconque. Pourtant son sang était pur. Un nouveau souvenir l’interpella et manqua de lui faire monter un haut le cœur cette fois. Qu'avait été sa vie pour la pousser à de telles extrémités ?

Welsemoy était en position de faiblesse, elle en avait parfaitement conscience. De là à faire confiance au premier venu...avait-elle le choix ? Elle y songeait comme elle tournait un regard aussi timide que farouche vers celui montrant tant d'empathie à son égard. Il puait le mensonge. Pourtant une part de vérité se dessinait dans ses propos. Lui savait qui elle était, il serait toujours temps de lui fausser compagnie plus tard... La jugulaire des humains était bien fragile face aux crocs d'une Rakkuen.

Alors qu'elle s'apprêtait à lui faire face de toute sa personne, un bruit chatouilla son ouïe. Plusieurs hommes arrivaient par ici, mais ils étaient encore assez loin. Elle les écouta approcher puis huma l'air quelques secondes avant de tourner un visage mitigé vers celui qui venait de reprendre la parole. « Que proposes-tu ? » semblait arguer ses yeux dorés et hésitant. Mais c'est un autre discours qu'elle prononça en se rapprochant de l'humain. Sa chaleur avait quelque chose de réconfortant au milieu de cet environnement aseptisé, mais...

-Tu as beau t'étendre en palabres, tes mots sonnent creux à mes oreilles, blanc-bec. J'aimerais mieux des actes en lieu et place d'un discours de charmeur de serpent. Car même si ma mémoire m'échappe, j'aime mieux encore être libre et amnésique que recouvrir mes souvenirs et finir en laisse.

Pas sûr que l'idée lui déplaise mais la Rakkuen s'était dangereusement rapprochée de son hypothétique sauveur. Sans se départir de sa méfiance, elle s'en était remise à lui, en quelque sorte. C'est alors qu'elle pouvait sentir son souffle sur sa joue, les yeux dans les yeux, qu'une voix déformée par une armure intégrale vint tirer une grimace à la demoiselle. Elle aurait vraiment préféré discuté avec cet inconnu ouvert au dialogue et non armé au moins.

-Lieutenant Campbell, nous prenons les choses en main. Prévenue Welsemoy, veuillez vous éloigner du lieutenant. Il ne vous sera fait aucun mal.

Prévenue ? Qu'avait-elle fait ? C'est d'un étrange mélange entre colère et sérénité que la Rakkuen tourna ses yeux dorés sur la petite troupe. Ah, ils avait prévu quelque chose capable de résister à ses crocs si elle parvenait à les approcher. Quatre hommes la mirent en joug. Six autres attendaient les ordres. Welsemoy adressa un regard en coin au « lieutenant » et un sourire carnassier manqua de se dessiner sur ses lèvres. Ce n'était pas le moment, si elle pouvait éviter les tirs et se sauver vite fait, elle n'était pas sûre que son possible ticket de sortie puisse en faire de même. Justement il lui attrapa le bras et la tira légèrement en retrait de sa personne. C'était l'heure des actes, toute la confiance qu'elle pourrait lui allouer se jouait maintenant.
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Ethan Campbell
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MessageSujet: Re: Confinement exigé   Dim 29 Juin - 20:32

Dressée de la sorte, la Rakkuen prenait quatre bons centimètres, et n’avait plus grand chose à envier à son mètre quatre vingt cinq.
Ethan ne chercha même pas à cacher son regard gourmand, ni ses yeux brillants qui se posèrent sur ce dos que l’intruse lui offrait.
Pourquoi fallait-il toujours que les alien soient si belles ? Pourquoi jamais les humaines ? C’était tellement injuste !

Lui qui haïssait à ce point les extra-terrestre, comment pouvait-il seulement se laisser charmer et distraire de la sorte ?
Ce chien de première aurait dû finir dans une cave avec une laisse, point. Elle n’était pas humaine, et ne méritait pas d’être traitée comme telle. Succomber à leur charme sous prétexte d’une beauté apparente ne lui ressemblait pas.
Oui, mais s’il partait comme ça, elle allait le sentir, et lui n’allait jamais réussir à la sortir d’ici. Il lui fallait sa confiance, à tout prix, s’il voulait des confidences au sujet du vaisseau pirate qu’ils recherchaient.

Et puis plus simplement, il avait beau aimer le risque, le lieutenant préférait grandement rester en vie. S’il savait se traiter contre les vampires, les Rakkuens présentaient le grand inconvénient de ne pas avoir de grosses faiblesses. Il y a avait le vertige bien sûr, et d’ailleurs face à Red, la soulever de cinq centimètres du sol avait été radical. Mais à jauger la jeune femme du regard, Ethan doutait sérieusement de pouvoir l’attraper par le col et la soulever sans peine.

Restait donc l’argent. Mais là, Ethan était plutôt arrivé en touriste, avec l’idée qu’il allait trouver vissé sur une chaise un chien à l’état de légume, et pas du tout un espèce de loup en pleine santé, montrant les crocs. Il n’était pas équipé en argent, n’en avait même pas sur lui.

Et puis, elle avait de jolis yeux.
Il suffisait que personne ne le voit près d’elle, pas de journalistes, pas de paparazzis, rien. Et puis, le tour serait joué.
Après tout, même les plus grands stratèges pouvaient avoir de petites faiblesses.
Alors plutôt que de perdre du temps à mesurer la moindre de ses réactions face à la Rakkuen, il confia cette partie à son instinct, et commença plutôt à réfléchir au mensonge qu’il allait sortir face aux gars du laboratoire.

S’il faisait jouer son autorité, le risque était qu’on le fasse patienter en salle d’attente et que les responsables passent un coup de fil au conseil.
L’alien se rapprocha légèrement de lui, sans lui faire tourner la tête pour autant. Son regard vairon restait fixé sur l'extrémité du couloir, là où les intrus allaient surgir d’un instant à l’autre.
Aussi, la voix glacée de la Rakkuen le fit sursauter, et il recula d’un pas, par réflexe.
Il ne pouvait qu’être déstabilisé par ces paroles, dont l’amertumes ne s’accordaient aucunement avec ses gestes, de plus en plus doux, de plus en plus proches.

Sans pour autant la toucher, il se pencha sur elle, cherchant ses yeux. Il articula d’une voix doucereuse :

-Mais ça ma jolie, c’est toi qui va pouvoir choisir ! Tu peux repartir avec eux, et finir tes jours comateuse et amnésique, ou alors tu viens avec moi... Et prendre le risque.

La jeune femme n’eut pas le temps de lui répondre. Les types en combinaison déboulèrent dans le couloir, intégralement couverts par leur armure, brandissant chacun des armes à feu. Quatre se mirent aussitôt en position de tir, et Ethan préféra ignorer ouvertement leur indication de s’écarter de sa protégée.
Welsemoy. Joli nom.
Il fit un pas en avant, sachant qu’aucun ne tirerait dans la direction de la louve s’il était si proche. Il y avait trop de risque qu’il prenne une balle perdue.
Le lieutenant se dressa, carra les épaules et prit un visage dur. Il siffla d’une voix glaciale :

-Pointer une arme sur un supérieur est passible de dix ans d’emprisonnement. Je vous prie de cesser immédiatement.

L’un des gars lui obéit sans réfléchir, un second chercha son probable supérieur du regard avec un air suspicieux.
Ethan les ignora, et fit un second pas en avant, hautain.

-Les Rakkuen, comme toutes les extra-terrestre, jouissent du statut de citoyens de la Coalition Gaia. En conséquent, ils ne peuvent être l’objet de détention, de tortures ou de condamnation sans jugement, ou sans preuves tangibles.

L’un des scientifiques releva la visière de son casque pour pour parler.

-Il y a suspicion de piraterie, lieutenant Campbell.
-Dame Welsemoy a été victime d’un enlèvement, et c’est avec un immense soulagement que nous la voyons revenir parmi nous.
-Lieutenant, elle a le signe du vaisseau sur sa combinaison. Et puis...
-Prenez-moi pour un idiot, cracha le stratège. Quand vous enfermez quelqu’un dans nos geôles, vous lui laissez son uniforme de pirate, peut-être ?

Le chef du groupe qui leur faisait face virait lentement au rouge, avec l’air furieux.

-Lieutenant Campbell, je vous prie de vous écarter de la prisonnière et de nous laisser opérer suivant la procédure.
-La loi vous l’interdit, répliqua sèchement le jeune homme.
-Dans vingt-quatre heures, j’aurais toutes les preuves nécessaires !

Ethan plissa les yeux.

-Si vous voulez jouer, je vous en prie. J’aurais les miennes dans deux heures, ça, et de quoi vous faire exécuter vous et toute votre famille avant demain matin. Choisissez, Colonel, mais choisissez bien.

Passant brusquement du rouge au blanc, le gradé bafouilla quelque chose sans savoir quoi répondre. Ethan ne lui laissa pas le temps de choisir ses mots.

-C’est bien ce que je pensais. Veuillez nous accompagner jusqu’à la sortie, et rendre à Damoiselle Welsemoy les affaires qu’elle avait avec elle dans la capsule.

[Mille pardons pour le retard >< Promis, je vais faire mieux !]
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Welsemoy
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MessageSujet: Re: Confinement exigé   Ven 18 Juil - 10:54

La Rakkuen fut prise d'une violente envie de grogner sur le pédant lorsque le quolibet lui chatouilla les oreilles. Un peu de respect et d'humilité ne lui ferait pas de mal à celui-là ! Cependant elle se retint au vu des importuns ayant choisis de leur tenir la chandelle. La démonstration de « lieutenant » aurait pu lui arracher un air admiratif s'il n'y avait pas ce petit truc désagréable titillant son sixième sens. Le lieutenant Campbell semblait dominer la situation, certes, était-ce cette apparence de mâle alpha dans cette meute métallique qu'elle enviait ? Le bras de fer semblait totalement déséquilibré et ce en faveur du fougueux animal jouant les « beaux princes ». Elle pensait se rappeler d'humaines appelant ainsi les hommes faisant preuve de zèle devant une « demoiselle en détresse » et cette impression qui se confirma avec son superbe « Dame Welsemoy » la fit s’esclaffer d'un réel amusement.

Tentant de le cacher, elle n'eut bientôt plus à se forcer quand le « chef » d'en face lança ses arguments à son encontre. Les tenants et aboutissants de cette conversation lui échappaient totalement. Pourtant les portes de ses souvenirs laissèrent un nouveau flot d'images envahirent son esprit perturbé. Enlèvement, prisons, négociation sanguinaire, révolte, unification, humiliation, mutilation, saccage abominable. Des visions d'une barbarie dont n'était capable que les humains se succédaient et lui retournèrent l'estomac qu'elle garda au bord des lèvres en s'appuyant contre une des parois du couloir vitrifié. Les paroles des deux hommes traversaient difficilement le méandre de ses pensées et la jeune fille qui s'observait maintenant avec un air hagard eut du mal à se reconnaître. Son teint avait soudainement pali avec son récent malaise. Appuyée d'une main contre la vitre miroitée, Welsemoy avait planté son regard à la fois sombre et perdu dans celui de son reflet. Sa main libre effleura distraitement l'insigne à sa ceinture pour se porter immédiatement à sa bouche, repousser un nouveau reflux, lorsque l'image d'un homme à la cruauté sans pareil la forçant à regarder une véritable boucherie se découpa et s'associa au dessin argenté. Enlèvement et piraterie...ces mots avaient trouvé un échos en elle, mais quelle était leur portée véritable ?

Campbell avait fini ses négociations comme elle parvenait à revenir à la réalité, elle n'avait même pas pu apprécié ses talents. Mais les faits étaient là. La fin de la conversation le lui confirma. Elle adressa un faible sourire presque reconnaissant à l'humain mais il n'eut certainement pas le temps de la voir. La lumière rouge qui allait et venait depuis tout à l'heure laissa soudain place à la vive lumière des néons et cette agression lumineuse la fit grogner de manière peu engageante en se protégeant de ses bras. Entendre les cliquetis d'une arme mise en tension lui fit définitivement prendre une posture plus agressive. La Rakkuen se tourna vers le malheureux en montrant les crocs tandis qu'un grondement sourd, annonciateur d'une violence purement animale, brisait le ronronnement de la ventilation. Le canon trembla, la balle partit par erreur et Welsemoy l'évita. Sa vision de jour était d'une faible efficacité et elle le sentait, les couleurs se confondait et la tension immobilisant ces personnages l'empêchait de distinguer les différents protagonistes un peu trop éloignés. Cependant son instinct ne la trompa pas. Se ramassant sur ses quatre membres elle ne mit que quelques foulées puissantes à bondir sur l'hésitant. Elle lui arracha l'arme des bras et l'envoya au loin dans un grognement dissuasif de toute réaction.

C'est en retournant se ranger aux côtés de Campbell que la Rakkuen cracha des mots acerbes à l'égard de l'idiot armuré. Leur supérieur bouillait de frustration et le reste de la petite troupe ne savait pas quoi faire. Les réactions d'un Rakkuen étaient rapides et l'action n'avait duré que quelques secondes, n'avaient-ils jamais vu quelque chose de semblable ? La réponse était visiblement non. Le colonel réussit enfin à se mouvoir et s'inclina d'abord devant le lieutenant puis devant elle, ce qui l'étonna grandement tant sa rancoeur et ses mauvaises intentions étaient perceptibles.

- La Rak... Damoiselle Welsemoy n'avait rien avec elle lorsque nous avons trouvé sa capsule, j'en suis navré.

Ses excuses étaient illusoires, il se réjouissait plutôt que quelqu'un ait voulu la balancer dans l'espace sans espoir de retour. Les pupilles de Welsemoy s'étrécirent comme elle fixait cet homme répugnant puis il leur tourna les talons et ordonna à ses hommes se qui semblait être une formation d'escorte. La Rakkuen se redressa alors, manifestant une fierté exacerbée par le mépris qu'affichaient ces humains bien plus sauvages qu'elle ne le serait jamais. Le groupe s'ébranla et prit la direction de la sortie. Son pas feutré et majestueux faisait échos à l'aisance surdimensionnée de son sauveur. Ce dernier était d'ailleurs bien silencieux, surtout en comparaison de leurs compagnons. Les armures agressèrent ses oreilles mais elle n'en montra rien, pas plus qu'elle ne releva le fait que l'hésitant s'était mis le plus loin possible d'elle - si seulement il savait combien cela était inutile ; leurs odeurs étaient trop fortes.

Welsemoy profita de cette marche forcée pour apprécier ses muscles réactifs ainsi que pour se rapprocher de son sauveur qui surveillait de trop ce colonnel. Le bruit des armures camoufla ce qu'elle lui chuchota à l'oreille.

-Je ne suis pas plus « Dame » que tu es Rakkuen mais j'apprécie la brève joute dont tu m'as gratifiée.

Un petit rire acheva cette remarque et le colonnel lui adressa un regard noir. Regard qu'elle rendit.

- Le lieutenant Campbell vous aidera au-dela de cette porte mais au moinre écart vous nous reviendrez, « ma Dame », déclara-t-il d'un ton froid.

Welsemoy fixa avec intérêt le dernier rempart avec sa liberté. Un terrible doute l'assaillit quant à ce qui allait se passer après ce passage, mais qu'importe. Ethan n'était pas de taille à la retenir si elle désirait fuir, ça elle en était certaine. Quant au reste...

De nouveaux souvenirs se déversèrent dans son esprit et, avec le couinement qui lui échappa en conséquence, la Rakkuen commençait à se dire qu'il faudrait peut-être tenir compagnie à l'humain un peu plus longtemps que prévu.
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Ethan Campbell
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MessageSujet: Re: Confinement exigé   Lun 6 Avr - 12:25

Trop occupé à négocier et essayer de faire entendre raison à ce colonel idiot, Ethan en avait fini par complètement oublier la louve.
Oh, bien sûr, il avait conscience qu’elle était plus où moins à côté de lui, mais il avait considéré comme acquis qu’elle allait le regarder parler, sagement rangée à côté de lui, comme n’importe quel humaine l’aurait fait.
Comme n’importe quelle femme normale l’aurait fait, surtout quand il était à proximité. Sauf que Welsemoy n’était pas du tout une femme. C’était une Rakkuen, blessée tant dans son égo que dans son corps. Et ça, il l’oublia un quart de seconde de trop.
L’imbécile fut surtout le soldat qui, paniqué, tira dans le vide.

De une, ça allait faire une marque dans le plafond, et on voyait bien que ce n’était pas lui qui payait les réparations. De deux, tirer dans un couloir, c’était un coup à toucher l’infirmier passant par hasard dans le fond, et à expliquer aux familles, c’était jamais très drôle.
Et de trois, comme il s’agissait d’un des gars arrivés en renfort, et pas d’un des soldats prévus initialement pour la séance de tort... d’interrogation, son arme n’était pas chargée avec des balles d’argent.
À la rigueur, il l’aurait peut-être un peu chatouillée.
Sauf que Welsemoy, elle, n’avait pas du tout l’air partante pour une bataille de Guilis. Elle se rua en avant, et Ethan la sentit partir plus qu’il ne la vit.
Comment était-il seulement possible de mettre dans un seul mouvement autant de souplesse, de fluidité et de puissance ?
Il avait déjà vu Nirvania se battre, mais Nirvania était vitesse, précision et acuité. La violence avec laquelle la louve plaqua le fautif au sol ne révélait que trop bien toute la puissance qu’elle avait en elle.
L’espace d’un battement de coeur, Ethan crut qu’elle allait lui arracher le bras. Mais les mâchoires claquèrent sur l’arme, qu’elle envoya voler au loin.
Et l’instant d’après, elle était debout, comme s’il ne s’était passé. Avait-elle vraiment bougé, après tout ? Tout était allé si vite...

Le colonel lui fit signe qu’il allait l’escorter, et les soldats se mirent en position autour d’eux, tandis que sans attendre qu’ils finissent de se mettre d’accord sur qui allait se planquer à la droite d’Ethan, et qui allait devoir se mettre à gauche de la dangereuse Rakkuen, le stratège s’avançait dans le couloir.

Les armures cliquetaient dans un bel ensemble, tandis que partout autour d’eux les soldats s’étaient regroupés, sans trop savoir s’ils devaient protéger Welsemoy, protéger Ethan de Welsemoy, ou même se protéger eux même de la dangereuse louve.
Plus que satisfait de la tournure que prenaient les événements, Ethan progressait d’un pas assuré, tout en réfléchissant à la conduite à tenir dans les prochaines heures.

Il avait plutôt prévu, à l’origine, de trouver une prisonnière attachée sur une table de torture qu’à aller prendre un café avec une Rakkuen capable de lui arracher la gorge en une demi-seconde. D’autant que, et ça, il n’aimait pas du tout, s’ils se retrouvaient en tête à tête, il n’aurait strictement aucun moyen de défense contre elle.

Il se garda bien de lui préciser de quelle manière il avait traité Red, à savoir avec une laisse, dans sa chambre, en lui donnant à manger dans une gamelle.
Pour être honnête, il l’avait traitée en chienne. Mais c’était différent. Red était une demie, une hybride, une abomination. Welsemoy était pure, et, à sa manière, aussi légitime que lui.
Bon, pas tout à fait. Jamais un Rakkuen, ou toute autre race alien ne pourrait prétendre au même statut qu’un homme, mais disons qu’ils méritaient... le droit d'exister. Oui, voilà, le droit d’exister et de servir les hommes. Les hybrides ne méritaient que la mort.

Il entendit Welsemoy gémir faiblement à ses côtés, et il dissimula un sourire amusé. S’il s’était retrouvé face à la jeune femme en pleine bataille, quelque part sur un vaisseau pirate, jamais il n’aurait été de taille à rivaliser avec elle, et toute l'intelligence du monde ne lui aurait été d’aucun secours face à sa... sauvagerie.
Mais Welsemoy lui arrivait blessée, mutilée, et perdue, et c’était sa chance. Il allait avoir besoin d’elle pour vaincre le néo-Genesis et se débarrasser enfin de ce vaisseau dont l’importance croissait de jour en jour.
D’ici quelques semaines, ils pourraient peut-être même rivaliser avec l’Arcadia ou le Queen Natacha en matière de vaisseaux détruits et de pillage.

- Le lieutenant Campbell vous aidera au delà de cette porte mais au moindre écart vous nous reviendrez, « ma Dame », déclara-t-il d'un ton froid qu’Ethan n’apprécia pas du tout.

Et puis encore, d’où cet idiot se permettait-il des menaces aussi ouvertes ? C’était qui le chef, ici ? Résistant à l’envie tenace de lui rabattre le clapet en le mutant illico à la surveillance des toilette du troisième étage, Ethan se contenta de l’ignorer ouvertement, et de passer la porte.
Ils traversèrent un couloir, puis un second. Empruntèrent une infinité d’ascenseurs et de tapis roulant.

-Je t’aurais bien laissé le luxe de choisir où tu voulais... discuter, mais ce sera mon bureau. Je veux la paix. Et j’ai une chambre à côté, et de quoi manger.

Nouveau couloir. Il ouvrit une porte, prit trois fois à gauche, deux à droite, avant d’enfin apposer son index sur la serrure de la porte en chêne massif qui gardait son bureau.

-Tu sais, fit-il une fois entré, je crois que je ne suis pas plus ravi de travailler avec toi que toi avec moi. Mais il semblerait que nous ayons... un intérêt commun.

Il s’assit et lui proposa d’un geste évasif de faire de même.

-Alors si tu veux filer, vas-t-en. Je ne perdrais pas mon temps à courir après une fugitive, et je peux me passer de ton aide dans cette affaire. Maintenant...

Et il leva sur elle des yeux tant inquisiteurs que provocateurs.

-Je me dit que cette collaboration pourrait être un peu plus... instructive que ce que j’avais imaginé.

Il lui jeta un journal. «La Rose» avait titré ce matin-là «Nouvelle Victoire du Neo-Genesis - Le vaisseau Amiral dépouillé et cloué sur Fantine».

-Ça te parle ?

[Voilààààà ! je suis désolée, ça a été vraiment, vraiment long à venir ^^ En plus, j'arrive plus à jouer Ethan comme avant, je le trouve horriblement froid, dans ce post ! j'espère que ça te va quand même I love you]
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